Interview - Mme Valérie AVENA-ROBARDET, Rédactrice en Chef de l'AJ famille

3ème Colloque de la Revue AJ famille

Actualité du droit de la famille

A Paris le 17 novembre 2017

 

 

Interview de Mme Valérie AVENA-ROBARDET, Rédactrice en Chef de l'AJ famille

 

1 / La loi du 18 novembre 2016 et ses décrets d’application ont sensiblement impacté le droit de la famille. Pensez-vous qu’il est possible de tirer un premier bilan des impacts de ces textes sur la pratique des professionnels du droit ? 

Pour certaines des dispositions c’est évident. Car, si celles relatives à l’enregistrement des pacs en mairie n’entreront en vigueur qu’au 1er novembre 2017, d’autres sont déjà appliquées depuis quelques mois. Ainsi, par exemple, depuis la fin de l’année 2016, toute personne désireuse de changer de prénom peut remettre sa demande à l’officier d’état civil et, depuis le 1er janvier 2017, tous les époux souhaitant se séparer peuvent emprunter la voie du divorce par consentement mutuel « conventionnel ». En ce domaine, les praticiens n’ont pas tardé à se concerter pour faire émerger les bonnes pratiques dans l’intérêt de leur client. Une concertation rendue d’autant plus nécessaire que la législation a laissé planer de nombreuses incertitudes. Dans le numéro d’octobre de l’AJ famille, Stéphane David, notaire, et Jérôme Casey, avocat, militent ensemble pour la mise en place d’un « circuit court », se traduisant par la signature concomitante des différents actes chez le notaire. Une pratique qui n’a pas encore la faveur de tous, mais qui semble de plus en plus se répandre. Ce n’est qu’un exemple et il en est beaucoup d’autres !

2 / Le 17 novembre prochain, vous présenterez le déroulé de la 3ème édition du Colloque AJ Famille portant sur l’Actualité du droit de la famille. Pouvez-vous préciser à qui s’adresse ce colloque ?

Ce colloque s’adresse aux avocats naturellement, mais également aux notaires, aux magistrats, aux universitaires et, plus généralement, à toute personne s’intéressant au divorce, aux libéralités et successions, à la protection des majeurs protégés, aux choix et changement des noms et prénoms et, de façon transversale, aux questions de procédure civile et de droit international privé. Tous seront les bienvenus. Du reste, plus les participants seront d’horizons divers et plus riches seront les débats.

3 / En quoi les différentes interventions de la journée peuvent véritablement aider les futurs participants dans leur pratique ?

Chaque intervenant est spécialiste de la matière qu’il aborde et a développé une pratique concrète sur le terrain qu’il a à cœur de partager. Et la table ronde sur le divorce sera d’autant plus précieuse qu’elle permettra aux auditeurs, pendant 2h30, de poser toutes questions et de soumettre telles ou telles difficultés à l’assemblée. J’en suis certaine, chacun repartira motivé et heureux de ces échanges !